Disparition de l'arnica : des alternatives pour sauver l'or jaune des montagnes

09 juillet 2020
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Le manque d'arnica sur le massif est toujours d'actualité. Utilisé comme remède naturel depuis des générations, l'arnica sauvage disparaît peu à peu du massif. Pour la deuxième année consécutive la cueillette, qui devait avoir lieu début juillet, a été annulée.

Reportage VOSGES FM avec Alain Grandemange, producteur aux Jardins de Bernadette, Régis SALADIN, fondateur des laboratoires Phytodia et Dominique PEDUZZI, élu départemental en charge de la montagne et de la convention Arnica.

Très prisée des laboratoires pour ses nombreuses vertus, la présence de la fleur en quantité sur le massif revêt d'une importance capitale aussi bien pour l'économie vosgienne que comme indicateur de la biodiversité. Ainsi les différents acteurs de la filière cherchent des solutions pour préserver mais aussi réimplanter l'arnica sur le territoire.

« Les Jardins de Bernadette », en collaboration avec les laboratoires Phytodia, expérimentent la domestication de l'arnica. Depuis trois ans, ils tentent de cultiver la plante en cherchant à reproduire les principes actifs présents dans la fleur à l'état sauvage. Une production, qui à terme, pourrait suffire à alimenter les besoins du laboratoire pour garantir la continuité des produits à base d'arnica. D'autres laboratoires commencent à s’intéresser à cette technique.

Le Conseil Départemental des Vosges, qui depuis 20 ans réunit plusieurs acteurs de la filière autour de la convention Arnica, tente de son coté de réintroduire la plante dans le massif avec près de 500 pieds plantés. Une expérimentation qui ne porte pas ses fruits puisque les dernières tentatives se sont soldées par un échec néanmoins la collectivité ne désespère pas.

D'ordinaire entre 10 à 15 tonnes pouvaient être récoltées chaque année sur le site du Markstein.

C.VUILLAUME

Photographie : Alain Grandemange